• Cartographie TSA (Sensoriel et Social).

    8 sphères évaluées en faisant tous les questionnaires : A/ Sensoriel, B/ Social, C/ Mode de pensées, D/ Zone Sécure, E/ Espace et temps, F/ Compétences connexes, G/ Sommeil, H/ Alimentation. Afin de savoir sur quelle sphère de votre quotidien vous devez agir en priorité, cette cartographie du TSA a été conçue. Ici nous retrouvons juste le Sensoriel et le Social. Chaque section comporte des questions sur les domaines détaillés ci-dessus. Pour chaque affirmation, indiquez à quel point vous êtes d'accord en utilisant l'échelle suivante :- 1 : Pas du tout d'accord- 2 : Pas d'accord- 3 : Neutre- 4 : D'accord- 5 : Tout à fait d'accord.
  • A/ SENSORIEL

    Ouïe.
  • 1. Les bruits forts me causent du stress.*
  • 2. J'ai du mal à me concentrer dans des environnements bruyants.*
  • 3. J'évite les endroits avec beaucoup de bruit (restaurants, centres commerciaux,...).*
  • 4. Les bruits de fond (ventilateurs, climatiseurs) me gênent.*
  • 5. Les sons répétitifs m’irritent ou m’énervent.*
  • A/ SENSORIEL

    Odorat.
  • 6. Je suis très sensible aux odeurs fortes ou inhabituelles.*
  • 7. Certaines odeurs me donnent des nausées ou des maux de tête.*
  • 8. Je trouve que certaines odeurs que les autres apprécient sont désagréables.*
  • 9. Je suis capable de détecter des odeurs que d'autres ne remarquent pas.*
  • 10. Les odeurs dans les lieux publics me dérangent souvent.*
  • A/ SENSORIEL

    Alimentation.
  • 11. J'ai des préférences alimentaires spécifiques et j'évite certains aliments à cause de leur goût.*
  • 12. Les textures alimentaires (croquant, mou) me posent souvent problème.*
  • 13. Les saveurs épicées me sont désagréables.*
  • 14. J'ai des rituels alimentaires (manger certains aliments dans un ordre spécifique, par exemple).*
  • 15. Les odeurs des aliments influencent mon appétit.*
  • A/ SENSORIEL

    Luminosité.
  • 16. La lumière vive me cause de l'inconfort.*
  • 17. J'ai des difficultés avec les environnements très éclairés (néons, spots, etc.).*
  • 18. Les lumières clignotantes me gênent ou me distraient.*
  • 19. Je préfère les environnements avec une lumière tamisée ou naturelle.*
  • 20. Les changements rapides de lumière (passage d’un endroit sombre à un endroit lumineux, par exemple) sont déroutants pour moi.*
  • A/ SENSORIEL

    Toucher.
  • 21. Certaines textures de tissus me causent de l'inconfort.*
  • 22. Les contacts physiques non anticipés me mettent mal à l'aise.*
  • 23. Je suis très conscient(e) de la texture des objets que je touche.*
  • 24. J'évite les environnements avec des textures que je trouve désagréables (sable, herbe, etc.).*
  • 25. Les variations de température (chaud/froid) sont perceptibles pour moi et influencent mon confort.*
  • Sensoriel (sur 125)

    - Score Élevé (86 à 125) : Un score élevé dans ce domaine indique une hypersensibilité sensorielle importante. Le patient peut être très réactif aux stimuli sensoriels tels que les bruits, les odeurs, les textures alimentaires, la luminosité et le toucher. Ces sensibilités peuvent avoir un impact significatif sur son bien-être quotidien et son niveau de confort.


    - Score Moyen (51 à 85) : Un score moyen suggère une sensibilité sensorielle modérée. Le patient peut être sensible à certains stimuli sensoriels mais peut aussi être capable de les gérer de manière adéquate dans la plupart des situations.


    - Score Bas (0 à 50) : Un score bas peut indiquer une sensibilité sensorielle relativement faible. Le patient peut être moins réactif aux stimuli sensoriels et moins perturbé par les environnements sensoriels changeants.

    Les difficultés sensorielles liées à l'autisme varient considérablement en fonction de leur intensité. Lorsqu'elles sont très élevées, la personne peut se sentir submergée par des sons forts ou constants, comme les bruits de fond, les cris, ou même des bruits de faible intensité qui passent inaperçus pour d'autres. Les odeurs peuvent être insupportables, même lorsqu'elles sont légères, et certaines textures, comme les vêtements rugueux ou mouillés, peuvent causer un grand inconfort. La lumière vive ou artificielle peut devenir une source de stress, rendant difficile la concentration ou la relaxation. Les textures alimentaires peuvent également poser problème, rendant certains aliments impossibles à manger, et les tons de voix trop aigus ou trop graves peuvent être perçus comme agressifs, ce qui complique les interactions. Ces personnes vivent souvent dans un état de vigilance constant, ce qui les épuise rapidement.

    Avec des difficultés sensorielles modérées, la personne est moins souvent submergée mais reste sensible à certains stimuli. Elle peut gérer des environnements bruyants ou lumineux pendant un certain temps, mais a besoin de moments de calme pour récupérer. Certaines odeurs ou textures alimentaires peuvent toujours poser problème, mais la personne a développé des mécanismes pour éviter ou tolérer ces situations. Elle s’adapte mieux aux tons de voix ou aux bruits, bien que des situations particulièrement stimulantes puissent encore être difficiles à supporter. L’impact sensoriel est donc présent mais gérable, et les moments de surcharge sensorielle sont moins fréquents.

    Lorsque les difficultés sensorielles sont faibles, la personne peut interagir avec son environnement de manière quasi fluide. Les bruits, lumières, odeurs et textures ne causent que peu ou pas d’inconfort, et elle parvient à avancer dans des environnements variés sans ressentir de surcharge. Les différentes textures alimentaires sont tolérées, et les stimuli sensoriels externes n’affectent pas significativement son quotidien. Elle peut rester dans des lieux animés, parler avec des personnes à la voix forte ou aigue, et se sentir à l’aise avec différents types de vêtements, textures ou lumières sans que cela ne l'épuise ou ne la dérange.

  • B/ SOCIAL

    Compréhension.
  • 1. Je trouve difficile de comprendre les intentions ou les émotions des autres.*
  • 2. Je me sens souvent perdu(e) dans les conversations de groupe.*
  • 3. J'ai du mal à saisir les blagues ou le sarcasme.*
  • 4. Je préfère les interactions sociales qui suivent des règles ou des routines claires.*
  • 5. Les non-dits ou les sous-entendus dans les conversations sont souvent déroutants pour moi.*
  • B/ SOCIAL

    Visages.
  • 6. J'ai des difficultés à reconnaître les visages, même ceux des personnes que je connais bien.*
  • 7. Il m'est difficile de lire les expressions faciales des autres.*
  • 8. Je confonds souvent les visages des personnes que je rencontre.*
  • 9. Je me fie davantage à la voix ou aux vêtements pour reconnaître une personne qu'à son visage.*
  • 10. Les changements dans l’apparence des gens (nouvelle coiffure, lunettes, etc.) compliquent la reconnaissance pour moi.*
  • B/ SOCIAL

    Occasions sociales.
  • 11. Les occasions sociales (fêtes, réunions) sont stressantes pour moi.*
  • 12. Je préfère éviter les grands rassemblements sociaux.*
  • 13. Les environnements sociaux animés me fatiguent rapidement.*
  • 14. Je me sens plus à l'aise dans des interactions sociales en petit groupe ou en tête-à-tête.*
  • 15. J'ai souvent besoin de temps seul(e) après des interactions sociales pour me ressourcer.*
  • B/ SOCIAL

    L'inconnu.
  • 16. J'ai du mal à engager des conversations avec des inconnus.*
  • 17. Parler avec des personnes que je ne connais pas bien est source d'anxiété pour moi.*
  • 18. Je préfère éviter les situations où je dois interagir avec des inconnus.*
  • 19. Les interactions avec des inconnus me semblent imprévisibles et stressantes.*
  • 20. J'ai des stratégies pour éviter ou minimiser les contacts avec des inconnus.*
  • B/ SOCIAL

    Codes sociaux.
  • 21. J'ai du mal à comprendre les règles sociales implicites dans les interactions.*
  • 22. Les normes sociales (comment se comporter dans certaines situations) sont souvent déroutantes pour moi.*
  • 23. Je préfère des interactions qui sont structurées et prévisibles.*
  • 24. J’ai besoin que les attentes sociales soient clairement expliquées pour me sentir à l’aise.*
  • 25. Les changements ou les imprévus dans les interactions sociales me mettent mal à l’aise.*
  • Social (sur 125)

    - Score Élevé (86 à 125) : Un score élevé dans ce domaine suggère des difficultés significatives dans les interactions sociales et la communication. Le patient peut avoir du mal à comprendre les codes sociaux, à interpréter les expressions faciales et à s'engager dans des interactions sociales de manière appropriée. Il peut aussi être prosopagnosique (ne pas reconnaître les visages). 


    - Score Moyen (51 à 85) : Un score moyen indique une certaine difficulté dans les interactions sociales mais avec une capacité à s'adapter dans certaines situations. Le patient peut avoir des compétences sociales variables, avec des périodes d'aisance et d'autres de difficultés.


    - Score Bas (0 à 50) : Un score bas peut signifier une facilité relative dans les interactions sociales. Le patient peut être capable d'établir des liens sociaux et de communiquer de manière efficace dans la plupart des situations, sans être épuisé ensuite.

    L'impact de l'autisme sur la sphère sociale varie grandement selon l'intensité des difficultés rencontrées. Lorsque cet impact est élevé, la personne peut se sentir profondément en décalage avec les autres. Elle peine à comprendre les sous-entendus, à lire les signaux sociaux implicites, et à suivre des conversations ou des consignes orales. Les interactions sociales deviennent vite épuisantes, entraînant une perte d'énergie sociale après des moments passés en groupe. Parler d'une voix normale, trouver le bon ton, ou se sentir à l'aise dans une discussion devient difficile, de même que le "small talk", perçu comme inutile ou déstabilisant. La personne peut avoir du mal à s'exprimer clairement ou à communiquer ses besoins, ce qui la rend souvent nerveuse et peu à l'aise en société.

    À un niveau modéré, certaines stratégies sociales sont intégrées, permettant de mieux s'adapter. Bien que les interactions sociales restent fatigantes, elles ne conduisent pas systématiquement à l'épuisement. La personne arrive à "fonctionner" dans le milieu social, notamment au travail, en évitant les burn-out fréquents et en ne se sentant pas systématiquement à l'écart. Les mécanismes sociaux de base sont compris et utilisés, même si l'effort reste constant.

    Enfin, lorsque les difficultés sociales sont faibles, la personne interagit sans difficulté, se sent à l'aise et comprend les dynamiques sociales facilement. Elle peut participer à des discussions, se fondre dans la masse, et ne ressent ni stress ni fatigue excessive après des interactions. Elle communique ses besoins sans anxiété et profite des échanges sociaux sans sur-pensée ou ruminations.

  • Score faible (0 à 100) : Flexibilité sociale et sensorielle, peu d'outils nécessaires.
    À ce niveau, la personne est assez flexible en matière d’interactions sociales et de stimuli sensoriels. Elle ne ressent pas de gêne importante dans des environnements variés et ne souffre pas particulièrement de la fatigue sociale ou sensorielle. La personne supporte généralement les bruits, lumières, textures et autres stimuli sans ressentir de surcharge sensorielle. Elle peut gérer les conversations et les situations sociales sans trop d’angoisse ni de stress, et n’a pas besoin d’outils spécifiques pour cela. Aucune aide ou outil particulier n’est requis, car la personne gère bien ses interactions sociales et les environnements sensoriels variés.

    Score moyen (101 à 185) : Sensibilité croissante et besoin d’outils pour gérer les stimuli et les interactions sociales.
    À ce stade, la personne commence à éprouver des difficultés à gérer certains aspects de la sphère sociale et sensorielle. Elle a besoin de moments calmes pour se ressourcer et peut être sensible aux stimuli sensoriels intenses.

    • Les stimuli comme le bruit, les lumières vives ou certaines textures peuvent devenir inconfortables. La personne doit adapter son environnement pour réduire ces stimulations. Casque anti-bruit ou bouchons d’oreilles pour se protéger des bruits excessifs ou soudains. Lunettes de soleil ou lumières tamisées pour se protéger des lumières vives ou agressives. Vêtements en matériaux doux pour éviter les textures inconfortables sur la peau.

    • Les interactions sociales peuvent être fatigantes. La personne peut avoir besoin de temps seul(e) après une interaction pour se ressourcer et préfère des interactions dans des environnements calmes et familiers. Planifier des moments de repos après une situation sociale exigeante pour recharger les batteries. Conversations avec des proches dans un environnement calme – Éviter les grands groupes ou les environnements bruyants pour des interactions sociales. Privilégier les communications par écrit pour éviter les interactions directes trop épuisantes.

    • La personne peut avoir besoin de prévoir ses interactions sociales à l’avance et peut être angoissée par les imprévus. Utiliser un agenda pour planifier les rencontres sociales, et éviter les imprévus en expliquant à l’avance les activités prévues.

    • Les environnements bruyants ou visuellement stimulants fatiguent rapidement la personne. Il lui faut des pauses régulières pour se détendre. Apprendre des exercices de respiration ou de relaxation pour faire face à la surcharge sensorielle.

    Score haut (186 à 250) : Hypersensibilité sociale et sensorielle, besoin de cadre et d'outils pour tout gérer.
    À ce niveau, la personne est extrêmement sensible aux stimuli sensoriels et aux interactions sociales. Elle a besoin de tout un ensemble d’outils pour gérer ces aspects de sa vie quotidienne et éviter les crises.

    • Les environnements bruyants, lumineux, ou avec des textures désagréables provoquent une surcharge sensorielle quasi immédiate. Il est essentiel d’avoir un contrôle total sur l’environnement. Porter des écouteurs ou un casque anti-bruit la majorité du temps pour se protéger du bruit. Créer un espace personnel avec des lumières douces, sans néons ou lumières trop fortes. Privilégier des vêtements et des objets du quotidien qui respectent les préférences tactiles (coussins doux, couvertures lestées, etc.). Utiliser des filtres auditifs ou des lunettes teintées pour filtrer les stimuli sensoriels trop intenses.

    • Les interactions sociales, même légères, peuvent rapidement épuiser la personne et provoquer des crises si elles sont trop fréquentes ou imprévues. Avoir une pièce ou un coin dédié où la personne peut se retirer pour se reposer après toute interaction sociale. Privilégier les interactions avec des personnes de confiance dans des environnements familiers, et éviter les situations sociales prolongées.

    • La personne doit planifier toutes ses interactions sociales pour éviter les imprévus et gérer l’angoisse liée aux interactions avec des inconnus ou en groupes. Avoir des scripts pour les conversations et les situations sociales afin de réduire l’anxiété (uniquement dans ce but, ne vous forcez pas à masquer davantage !). Utiliser des images, cartes de communication, objets ou des pictogrammes pour communiquer dans des environnements trop stressants, limitant les échanges verbaux.

    • La surcharge sensorielle peut rapidement dégénérer en crise. Des outils stricts doivent être mis en place pour prévenir cette surcharge. Avoir à portée de main un kit contenant des objets apaisants (balles antistress, objets à manipuler, écouteurs, etc.) pour se calmer rapidement. Avoir une pièce ou un espace spécifiquement conçu pour limiter la surcharge sensorielle (bruit, lumière, odeurs) avec des objets familiers qui procurent un sentiment de sécurité.

    En résumé, plus le score est élevé, plus la personne a besoin de contrôler son environnement sensoriel et social pour éviter l’anxiété et les crises. Les outils et les routines deviennent essentiels pour maintenir un équilibre quotidien et prévenir les surcharges sensorielles et sociales.

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