Sensoriel (sur 125)
- Score Élevé (86 à 125) : Un score élevé dans ce domaine indique une hypersensibilité sensorielle importante. Le patient peut être très réactif aux stimuli sensoriels tels que les bruits, les odeurs, les textures alimentaires, la luminosité et le toucher. Ces sensibilités peuvent avoir un impact significatif sur son bien-être quotidien et son niveau de confort.
- Score Moyen (51 à 85) : Un score moyen suggère une sensibilité sensorielle modérée. Le patient peut être sensible à certains stimuli sensoriels mais peut aussi être capable de les gérer de manière adéquate dans la plupart des situations.
- Score Bas (0 à 50) : Un score bas peut indiquer une sensibilité sensorielle relativement faible. Le patient peut être moins réactif aux stimuli sensoriels et moins perturbé par les environnements sensoriels changeants.
Les difficultés sensorielles liées à l'autisme varient considérablement en fonction de leur intensité. Lorsqu'elles sont très élevées, la personne peut se sentir submergée par des sons forts ou constants, comme les bruits de fond, les cris, ou même des bruits de faible intensité qui passent inaperçus pour d'autres. Les odeurs peuvent être insupportables, même lorsqu'elles sont légères, et certaines textures, comme les vêtements rugueux ou mouillés, peuvent causer un grand inconfort. La lumière vive ou artificielle peut devenir une source de stress, rendant difficile la concentration ou la relaxation. Les textures alimentaires peuvent également poser problème, rendant certains aliments impossibles à manger, et les tons de voix trop aigus ou trop graves peuvent être perçus comme agressifs, ce qui complique les interactions. Ces personnes vivent souvent dans un état de vigilance constant, ce qui les épuise rapidement.
Avec des difficultés sensorielles modérées, la personne est moins souvent submergée mais reste sensible à certains stimuli. Elle peut gérer des environnements bruyants ou lumineux pendant un certain temps, mais a besoin de moments de calme pour récupérer. Certaines odeurs ou textures alimentaires peuvent toujours poser problème, mais la personne a développé des mécanismes pour éviter ou tolérer ces situations. Elle s’adapte mieux aux tons de voix ou aux bruits, bien que des situations particulièrement stimulantes puissent encore être difficiles à supporter. L’impact sensoriel est donc présent mais gérable, et les moments de surcharge sensorielle sont moins fréquents.
Lorsque les difficultés sensorielles sont faibles, la personne peut interagir avec son environnement de manière quasi fluide. Les bruits, lumières, odeurs et textures ne causent que peu ou pas d’inconfort, et elle parvient à avancer dans des environnements variés sans ressentir de surcharge. Les différentes textures alimentaires sont tolérées, et les stimuli sensoriels externes n’affectent pas significativement son quotidien. Elle peut rester dans des lieux animés, parler avec des personnes à la voix forte ou aigue, et se sentir à l’aise avec différents types de vêtements, textures ou lumières sans que cela ne l'épuise ou ne la dérange.