• Cartographie TSA (Modes de Pensées et Zone Sécure).

    8 sphères évaluées en faisant tous les questionnaires : A/ Sensoriel, B/ Social, C/ Mode de pensées, D/ Zone Sécure, E/ Espace et temps, F/ Compétences connexes, G/ Sommeil, H/ Alimentation. Afin de savoir sur quelle sphère de votre quotidien vous devez agir en priorité, cette cartographie du TSA a été conçue. Ici nous retrouvons juste les Modes de Pensées et Zone Sécure. Chaque section comporte des questions sur les domaines détaillés ci-dessus. Pour chaque affirmation, indiquez à quel point vous êtes d'accord en utilisant l'échelle suivante :- 1 : Pas du tout d'accord- 2 : Pas d'accord- 3 : Neutre- 4 : D'accord- 5 : Tout à fait d'accord.
  • C/ MODES DE PENSEES.

    Ordre.
  • 1. J'ai des difficultés à changer d'avis ou à accepter d'autres points de vue une fois que j'ai pris une décision.*
  • 2. Les imprévus dans mon emploi du temps me perturbent beaucoup.*
  • 3. Je préfère les situations où les choses se déroulent exactement comme prévu.*
  • 4. J'ai du mal à m'adapter lorsque les plans ou les règles changent.*
  • 5. Les nuances ou les ambiguïtés dans les informations ou les instructions me sont insupportables.*
  • C/ MODES DE PENSEES.

    Organisation.
  • 6. Je dois réaliser des activités que j'aime pour me sentir bien et organisé.*
  • 7. Un espace en désordre me cause du stress.*
  • 8. Je me sens plus à l'aise lorsque mon environnement est bien organisé.*
  • 9. J'ai des rituels ou des habitudes pour organiser mes affaires.*
  • 10. J'aime créer et suivre des listes pour gérer mes tâches quotidiennes et j'éprouve le besoin de me focaliser sur des intérêts spécifiques.*
  • C/ MODES DE PENSEES.

    Routines.
  • 11. Je passe beaucoup de temps à planifier et à organiser mes activités.*
  • 12. Un bon planning ou une organisation claire m'aident à réduire mon stress.*
  • 13. Je préfère anticiper et planifier à l'avance plutôt que de faire les choses à la dernière minute.*
  • 14. J’ai du mal à fonctionner sans une organisation claire et des routines établies.*
  • 15. J'ai des stratégies pour organiser mon temps et mes tâches.*
  • C/ MODES DE PENSEES.

    Injustice.
  • 16. Je suis très sensible à l'injustice, que ce soit envers moi ou envers les autres.*
  • 17. Je ressens une forte frustration lorsque les règles ne sont pas respectées.*
  • 18. Je trouve difficile de laisser passer des situations injustes sans les aborder.*
  • 19. La tricherie ou le manque de fair-play m'agace profondément.*
  • 20. Je me sens obligé(e) d’intervenir ou de signaler lorsque je suis témoin d’injustice.*
  • C/ MODES DE PENSEES.

    Respect des règles.
  • 21. Je suis très respectueux(se) des règles données.*
  • 22. J'éprouve de l'inconfort lorsque d'autres personnes ne suivent pas les règles.*
  • 23. Je préfère les environnements où les règles sont claires et appliquées de manière cohérente.*
  • 24. Je trouve difficile de m'adapter aux situations où les règles ne sont pas explicites ou où elles sont changées sans préavis.*
  • 25. Les comportements inattendus ou non conformes aux règles me mettent mal à l'aise.*
  • Mode de pensées (sur 125)
    - Score Élevé (86 à 125) : Un score élevé dans ce domaine suggère des pensées rigides et une difficulté à s'adapter aux changements. Le patient peut avoir tendance à suivre des routines strictes, à avoir des pensées obsessionnelles et à avoir du mal à envisager des perspectives différentes.


    - Score Moyen (51 à 85) : Un score moyen indique une certaine rigidité mentale mais avec une capacité à s'adapter à certains changements. Le patient peut être capable de flexibilité dans certaines situations mais peut également trouver difficile de s'éloigner de ses habitudes établies.


    - Score Bas (0 à 50) : Un score bas peut indiquer une flexibilité mentale relativement élevée. Le patient peut être ouvert à de nouvelles idées, capable de s'adapter aux changements et de penser de manière créative dans différentes situations.

    Les modes de pensée liés à l'autisme varient en fonction de la rigidité cognitive et de la capacité à gérer les changements. Lorsque cet impact est élevé, la personne a des pensées très rigides et des routines ancrées, avec une forte aversion pour toute perturbation quotidienne. Les changements inattendus, même mineurs, provoquent souvent de l'anxiété ou de l'angoisse. La personne se repose sur des habitudes précises qui lui apportent sécurité et stabilité, et toute déviation peut entraîner un sentiment de perte de contrôle. Il lui est difficile de voir les situations sous différents angles, et les solutions alternatives ou les ajustements spontanés sont perçus comme des menaces.

    Avec un score moyen, la personne parvient à être flexible dans une certaine mesure, bien qu'elle conserve une préférence pour des routines structurées. Les changements ne sont pas toujours bien accueillis, mais ils ne génèrent pas de panique immédiate. Elle peut s'adapter aux imprévus, surtout si elle a du temps pour s'y préparer mentalement, et bien que certains ajustements puissent provoquer de l'anxiété, cela reste gérable. Sa pensée peut encore avoir des moments de rigidité, mais elle est capable de voir et accepter des alternatives après un temps de réflexion. Ainsi, même si la flexibilité n'est pas naturelle, elle est possible sans trop d'angoisse.

    Lorsque les difficultés sont faibles, la personne fait preuve d'une grande flexibilité cognitive et d'adaptabilité face aux changements. Elle accepte les imprévus avec calme et est capable de revoir ou ajuster ses plans sans ressentir de stress. Les routines, même si elles sont présentes, ne dominent pas son quotidien, et elle peut changer ses habitudes sans effort particulier. La personne est à l'aise avec l'incertitude, capable de trouver des solutions alternatives rapidement, et les variations dans son emploi du temps ou ses méthodes de travail ne la dérangent pas.

  • D/ ZONE SECURE.

    Centres d'intérêts spécifiques.
  • 1. J'ai un espace personnel ou une « zone sécurisée » où je me sens à l'aise et protégé(e).*
  • 2. J'ai besoin de passer du temps seul(e) dans cet espace pour me ressourcer.*
  • 3. Je suis très attaché(e) à cet espace et je préfère y rester lorsque je me sens stressé(e).*
  • 4. J'éprouve de l'anxiété lorsque cet espace n'est pas disponible ou lorsqu'il est perturbé.*
  • 5. Avoir une « zone sécurisée » est essentiel à mon bien-être quotidien.*
  • D/ ZONE SECURE.

    Eloignement.
  • 6. Je préfère souvent m'éloigner des autres pour me sentir à l'aise.*
  • 7. Les moments de solitude sont importants pour mon équilibre émotionnel.*
  • 8. Je choisis souvent des endroits moins fréquentés pour éviter le contact avec les autres.*
  • 9. L'éloignement des situations sociales me permet de me sentir plus en sécurité.*
  • 10. J'éprouve le besoin de me retirer lorsque je suis surchargé(e) ou stressé(e).*
  • D/ ZONE SECURE.

    Intrusions.
  • 11. Je me sens mal à l'aise lorsque des personnes entrent dans mon espace personnel sans permission.*
  • 12. Les intrusions non prévues dans mon espace (physique ou émotionnel) me perturbent.*
  • 13. Je préfère avoir un contrôle strict sur qui peut accéder à mon espace personnel.*
  • 14. Les contacts physiques non désirés sont particulièrement difficiles pour moi.*
  • 15. L'invasion de mon espace personnel ou de mes affaires me cause de l'anxiété.*
  • D/ ZONE SECURE.

    Changements.
  • 16. Les changements dans ma routine ou mon environnement me causent du stress.*
  • 17. J'ai besoin de temps pour m'adapter lorsque des changements surviennent.*
  • 18. Les imprévus sont souvent perturbants pour moi.*
  • 19. J'éprouve du confort dans la stabilité et la prévisibilité de mes routines.*
  • 20. Les changements planifiés sont plus faciles à gérer que ceux qui sont inattendus.*
  • D/ ZONE SECURE.

    Perturbations.
  • 21. Je suis facilement perturbé(e) par les distractions dans mon environnement (bruits, lumières, etc.).*
  • 22. Les interruptions de mes activités ou de mes pensées sont très frustrantes.*
  • 23. Je trouve difficile de me concentrer lorsque des perturbations se produisent.*
  • 24. Les perturbations dans mes routines ou mes projets me causent du stress.*
  • 25. J'utilise des stratégies spécifiques pour minimiser les perturbations dans mon quotidien.*
  • Zone Sécure (sur 125)
    - Score Élevé (86 à 125) : Un score élevé dans ce domaine suggère un fort besoin de sécurité et de prévisibilité. Le patient peut avoir tendance à rechercher des environnements familiers et à éviter les situations qui génèrent de l'incertitude ou de l'anxiété.


    - Score Moyen (51 à 85) : Un score moyen indique un certain besoin de sécurité mais avec une capacité à explorer de nouveaux environnements dans certaines conditions. Le patient peut être capable de gérer une certaine dose d'incertitude mais peut aussi trouver difficile de sortir de sa zone de confort.


    - Score Bas (0 à 50) : Un score bas peut signifier une tolérance relativement élevée à l'incertitude et au changement. Le patient peut être ouvert à explorer de nouveaux environnements et à prendre des risques dans certaines situations.

    La zone de sécurité joue un rôle crucial pour une personne autiste, et son importance varie selon le degré de besoin de stabilité et de prévisibilité. Lorsque ce besoin est très élevé, la personne a absolument besoin d’un environnement stable, calme, et prévisible pour fonctionner. Les bruits forts ou imprévus, les changements soudains, ou l'inconnu génèrent une anxiété importante. Elle se réfugie dans ses intérêts spécifiques, qui lui apportent réconfort et structure, et se sent déstabilisée lorsque ces repères sont perturbés. Cette zone de sécurité est essentielle à son bien-être quotidien, car sans elle, elle peut rapidement se sentir submergée et incapable de fonctionner de manière efficace.

    Avec un score moyen, la personne a toujours besoin de moments ou d'espaces de sécurité, mais elle est capable de s'aventurer hors de sa zone de confort sans ressentir de panique ou de forte angoisse. Elle peut affronter des situations nouvelles ou imprévisibles, mais seulement pour une durée limitée avant de ressentir le besoin de se retirer pour se ressourcer. Ses intérêts spécifiques demeurent importants pour se régénérer, mais elle peut fonctionner dans des environnements plus dynamiques sans que cela devienne écrasant, à condition d'avoir des pauses régulières dans un espace apaisant.

    Lorsqu'il s'agit de difficultés faibles, la personne fonctionne bien même sans une zone de sécurité définie. Elle peut s’adapter à différents environnements et situations sans avoir besoin de se réfugier dans un espace calme ou dans ses intérêts spécifiques pour retrouver son équilibre. Le bruit, les changements et les imprévus ne lui posent pas de problème majeur, et elle se sent capable d'avancer sans avoir besoin de repères constants ou de structure particulière. Elle est flexible, autonome, et ne ressent pas le besoin de se retirer pour se ressourcer après une période d’exposition à des stimuli variés.

  • Score faible (0 à 100) : Flexibilité, pas / peu de besoin spécifique.
    À ce niveau, la personne est relativement flexible dans ses modes de pensée et n’éprouve pas de besoins rigides concernant ses routines ou son environnement. Elle peut tolérer des changements et des interruptions sans ressentir de stress important. La personne ne ressent pas le besoin d’établir des routines strictes ou de suivre un planning précis. Elle peut évoluer dans des environnements différents sans que cela affecte son bien-être ou sa productivité. Bien que la personne ait des centres d’intérêt particuliers, elle n’a pas besoin de s’y plonger constamment pour se ressourcer. Elle peut passer d’une activité à une autre sans difficulté majeure. Elle ne requiert pas d’outils ou de dispositifs particuliers pour structurer ses journées ou organiser son environnement.

    Score moyen (101 à 185) : Besoin croissant de routines et d’outils pour organiser la journée.
    À ce stade, la personne commence à ressentir un besoin accru de routines et d'environnements sécurisants pour trouver de l’apaisement et structurer ses journées.

    • La personne a besoin de routines pour ses activités quotidiennes, telles que des heures régulières pour ses tâches, repas, et loisirs. Un manque de routine ou des interruptions peuvent l’angoisser. Un calendrier ou une application de planification peut aider à organiser la journée et éviter les imprévus.
    • Elle a besoin de moments de calme, de solitude, ou de retrait dans des environnements qu’elle contrôle. Ces moments lui permettent de se ressourcer après des interactions sociales ou des situations stressantes. Créer une "zone de confort" à la maison, un espace personnel où elle peut se détendre avec ses objets familiers et ses intérêts spécifiques.
    • Ses intérêts spécifiques jouent un rôle important pour maintenir son équilibre mental. Elle s’y consacre pour retrouver de l’énergie, se calmer ou se concentrer. Planifier du temps chaque jour pour se consacrer à ses centres d’intérêt (ex. : jeux vidéo, lecture, musique) afin de renforcer son sentiment de sécurité.
    • Les imprévus ou les interruptions inattendues sont une source d’anxiété. La personne a besoin de prévoir des solutions pour ces situations. Créer une liste de stratégies ou de plans de secours pour faire face aux imprévus, comme des moments de relaxation ou des activités de transition.

    Score haut (186 à 250) : Structure très recommandée !
    À ce niveau, la personne ressent une rigidité forte dans ses pensées et ses besoins. Tout changement dans ses habitudes peut provoquer une angoisse importante. Elle nécessite des outils stricts pour gérer ses journées et son environnement.

    • La journée doit être strictement planifiée et respectée pour éviter toute crise d’anxiété. Chaque activité doit être prévue à un moment précis, et les imprévus sont extrêmement difficiles à gérer. Utiliser un planning rigide avec des alarmes et des rappels pour chaque tâche, ainsi qu’une anticipation des interruptions possibles (avec des solutions en place).

    • La personne a besoin d’un environnement stable, familier et sous contrôle. Les changements dans cet espace peuvent entraîner des crises autistiques ou de fortes réactions de stress. Aménager un espace de confort absolu, avec un contrôle précis des stimuli sensoriels (lumière, bruit, textures), des objets familiers, et une décoration rassurante.

    • Les intérêts spécifiques deviennent des échappatoires essentiels. La personne doit pouvoir s’y plonger régulièrement pour éviter les crises. Programmer des plages horaires dédiées à ces centres d’intérêt (par exemple, 2 à 3 heures par jour), permettant ainsi à la personne de se détendre et de se sentir en sécurité.

    • L’apparition d’un imprévu peut rapidement devenir ingérable sans un plan précis pour y faire face. La personne doit avoir une structure rigide pour anticiper ces situations. Tenir un journal où sont consignées des stratégies pour gérer chaque type d’imprévu, ainsi qu’un "kit de secours" avec des objets ou des activités qui calment la personne (ex. : casque anti-bruit, jouets sensoriels, playlist de musique relaxante).

    En résumé, plus le score est élevé, plus les routines, les environnements et les outils doivent être rigides et planifiés. La personne a besoin d’un cadre rassurant, d’anticipation maximale des événements, et d’un espace sûr pour gérer l’angoisse liée aux changements.

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