La bonne réponse est : Vrai
La réinsertion à l’issue d’une peine de prison peut s’avérer être un véritable parcours du combattant : les personnes détenues cumulent de nombreux freins périphériques dans l'accès à l'emploi (santé mentale, addictions, accès au droit, accès au logement, mobilité, liens sociaux et familiaux, casier judiciaire.. etc.), qui nécessitent un accompagnement individualisé et soutenu.
De même, monter un projet d’entreprenariat nécessite de mobiliser de nombreuses ressources et peut s’avérer complexe, d’autant plus pour des personnes en situation de précarité ou de vulnérabilité.
Au delà de la création in fine d’une entreprise, un dispositif d’accompagnement vers l’entrepreneuriat peut s’avérer être un véritable support de réinsertion : cela permet de développer des éléments essentiels tels que l’estime de soi, la reprise de pouvoir d’agir sur son avenir, la capacité à se projeter, la rupture de l’isolement et la création d’un nouveau réseau social et professionnel.. etc. L’accompagnement porte à la fois sur l’entrepreneur (lui redonner confiance en lui et en ses capacités) et sur le projet entrepreneurial (soutien technique, administratif..).
Il apparaît donc pertinent, au vu de ce “double parcours du combattant”, de faire émerger des dispositifs d’accompagnement à l’entrepreneuriat dédiés à ce public : c’est le sens du programme Entreprendre sa liberté !
Les membres du collectif partagent la conviction que l’accompagnement à l’entrepreneuriat et au développement des compétences entrepreneuriales est un outil supplémentaire, pertinent et sous-utilisé pour soutenir la remobilisation professionnelle et l’insertion des personnes placées sous main de justice.