• Découvrez le monde de l'entrepreneuriat et les enjeux liés au public Justice !

    Découvrez le monde de l'entrepreneuriat et les enjeux liés au public Justice !

  • La Fondation Entreprendre, la Fondation d’Entreprise du Groupe M6, Cegid Solidaire, le fonds de dotation Le Chant des Etoiles, en partenariat avec l’ATIGIP – Ministère de la Justice, dévoilent le programme « Entreprendre sa liberté ». L’objectif ? Faire émerger une démarche entrepreneuriale auprès des personnes sous main de justice pour les aider à trouver un horizon social et professionnel, par la mise en place d’un parcours dédié.

     

    À travers ses programmes, la Fondation Entreprendre agit pour rendre l’entrepreneuriat accessible à toutes et tous, y compris aux publics les plus éloignés de l’emploi. Parce qu’entreprendre, ce n’est pas seulement créer une entreprise : c’est aussi reprendre confiance, développer des compétences et se projeter dans l’avenir.

    Pour mieux comprendre les réalités de l’entrepreneuriat et son impact social, notamment auprès des personnes placées sous main de justice, nous vous invitons à découvrir notre quiz. 

     

    Ce quiz a été conçu par l’équipe Act'Ice (alliance des associations Possible et Ronalpia), dans le cadre de la démarche de recherche & développement du programme Entreprendre sa liberté.

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  •  Section 1 - Découvrir le monde de l'entrepreneuriat

  • La bonne réponse est : 27%

    Il y aurait en France 14,7 millions d’entrepreneurs potentiels, qui expriment le souhait d’un jour reprendre ou créer leur entreprise. Cette volonté est particulièrement marquée chez les jeunes de 18 à 34 ans.

    Source : Chambre de commerce et de l’industrie, Les français et l’entrepreneuriat, 2025

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  • La bonne réponse est : 3044

    En 2024, 1 111 200 entreprises ont été créées, soit une hausse de 6%. Les micro-entreprises, créées en 2009, poursuivent notamment leur développement (+7%). Cela représente 3,9 millions de personnes dirigeant une entreprise.

    L'entreprenariat recouvre une très vaste diversité : parmi les dirigeants, 45% sont des micro-entrepreneurs et 24% des entrepreneurs individuels, avec des revenus moyens allant de 670€ à 5800€ mensuels.

    Les femmes demeurent minoritaires et représentent 25% des dirigeantes d’entreprises : elles dirigent plus souvent des structures de petite taille, et sont très faiblement représentées dans certains secteurs tels que la construction et les transports.

    Source : INSEE, Les créations d’entreprises en 2024

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  • La bonne réponse est : 1 sur 3

    Depuis 2015, on constate un fort engouement pour la création d’entreprise : un demandeur d’emploi sur 10 opte pour cette voie de retour à l’emploi.

    Un panel d’accompagnements a été mis en place, en lien avec France Travail et de nombreux partenaires. 55 % des demandeurs d’emploi intéressés créent leur activité lors de la 1ère année d’inscription à Pôle emploi et 80 % d’entre eux sont en activité 3 ans après le lancement de leur entreprise.

    Source : France Travail, Faciliter les projets de création d’entreprises des demandeurs d’emploi, une des solutions pour le plein emploi (consultation septembre 2025)

  • La bonne réponse est : Vrai

    Un mythe répandu serait que l’entrepreneuriat serait réservé à des individus “nés pour faire ça”, disposant d’un “talent inné” pour entreprendre.

    Or, les compétences entrepreneuriales (gestion, leadership, résolution de problèmes..) peuvent s’apprendre, via des dispositifs d'accompagnement, de formation, de partage d’expériences.

    Preuve en est, les entrepreneurs qui se font accompagner dans leur démarche ont un taux de pérennité de leur entreprise à 3 ans supérieur à 80%.

  • La bonne réponse est : obtenir davantage de liberté et d'autonomie

    53% des entrepreneurs estiment que la liberté et l’autonomie sont les avantages principaux de leur choix entrepreneurial.

    Viennent ensuite le fait de trouver du plaisir dans leur travail ou d’exercer une activité qui les passionnent (51%) et de créer leur propre emploi (44%).

    Les jeunes de 18-34 ans valorisent davantage la liberté, la flexibilité du temps de travail et l'envie de quitter le monde du travail traditionnel.

    Source : Ipsos - Observatoire de l'entrepreneuriat - Rapport de l’observatoire de l’envie d’entreprendre, 2023

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  • La bonne réponse est : la famille et les amis

    Plus de 70% des entrepreneurs indiquent avoir reçu un soutien fort de la part de leurs familles et amis dans la création de leur entreprise.

    Les entrepreneurs mettent également en avant le soutien des banques (41%), de France Travail (35%) et des organismes dédiés à l’accompagnement (34%).

    Source : Ipsos - Observatoire de l'entrepreneuriat - Rapport de l’observatoire de l’envie d’entreprendre, 2023

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  • Section 2 - Accompagner l’insertion professionnelle du public Justice

    Quels sont les enjeux d’insertion professionnelle des personnes sous main de justice ? En quoi l'entrepreneuriat peut-il être un levier de remobilisation et de retour vers l’emploi ?

  • La bonne réponse est : 53%

    Plus de la moitié des personnes détenues n’ont aucun diplôme (contre 14% dans la population française), et 11% sont en situation d'illettrisme.
    Seules 24% ont un niveau égal ou supérieur au baccalauréat, contre 58% de la population française.

    On constate également de forts différentiels par rapport à la situation dans l’emploi :
    - Un moindre accès à l’emploi : seules la moitié des personnes détenues déclaraient avoir un emploi (déclaré ou non) à leur entrée en prison.
    - Des emplois plus précaires : quand 75 % des Français en emploi bénéficient d’un contrat à durée indéterminée (CDI), seuls 45 % des détenus qui travaillaient avant leur entrée en détention relevaient de ce statut.
    - Des emplois moins valorisés socialement : on constate une surreprésentation des ouvriers (39 % contre 20 % en population générale) et une sous-représentation des cadres (7% en détention vs 19% dans la population active)

    Sources :
    - Direction de l’administration pénitentiaire, « La formation et l’enseignement », 2020
    - Emmaüs France & Secours catholique - Au dernier barreau de l’échelle sociale : la prison - 2021

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  • La bonne réponse est : 28%

    Moins d’un tiers des détenus ont accès à un travail, pour des temps de travail limités (0,5 à 0,7 ETP), des rémunérations très faibles (en moyenne, 280€ par mois), et des tâches généralement non-qualifiées.

    Cela est principalement lié au manque d’offres de travail au sein des établissements, qui ne permet pas à l’ensemble des personnes le souhaitant d’accéder à un emploi.
    L’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle déploie depuis 2019, en lien avec ses partenaires, une politique de développement du travail dans les établissements, sur le plan quantitatif et qualitatif.

    Le travail revêt en détention revêt plusieurs enjeux :
    - Lutter contre la précarité en ayant les ressources nécessaires pour subvenir à ses besoins en détention (téléphoner, louer d’un réfrigérateur, cantiner des produits alimentaires…) et en constituant un pécule de sortie
    - Disposer de ressources afin d’indemniser les victimes et de payer les frais liés à la peine (amendes, frais de justice…)
    - Réduire l’inactivité liée à l’incarcération
    - Se remobiliser et développer de nouvelles compétences professionnelles, permettant de faciliter le retour à l’emploi à la sortie

    Source : Observatoire des disparités dans la justice pénale - Le travail en prison

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  • La bonne réponse est : Faux

    Il n’existe pas d’interdiction juridique de créer une entreprise en détention, sous réserve de ne pas avoir été condamné à une interdiction d’exercer une profession commerciale, une interdiction de gérer une entreprise et que les mentions inscrites au casier judiciaire ne soient pas incompatibles avec la profession visée.

    Dans la pratique, le fait d’être incarcéré entraîne d’importantes difficultés pratiques afin de pouvoir réaliser les formalités de création et de gestion d’entreprise (absence d’accès à internet, nécessité de réaliser certaines formalités en présentiel…).

    On estime que 5 à 20% des personnes détenues auraient un projet entrepreneurial sérieux.

  • La bonne réponse est : Faux

    Selon l'Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle, on recense 15 formations à l'entrepreneuriat et à la gestion d'entreprises en prison, pour un total de 199 bénéficiaires en 2022.

    Ces accompagnements vers l'entrepreneuriat peuvent prendre des formes diverses :
    - Programmes dédiés (programme PEP du CNAM, l’Excubateur..)
    - Programmes d’accompagnement généralistes vers l’emploi comportant des temps dédiés à l’entrepreneuriat (Wake Up Café, Justice 1ème Chance..)
    - Acteurs dédiés à l’accompagnement à l’entrepreneuriat qui s’engagent en prison (ADIE, Entreprendre pour Apprendre…)
    - Accompagnements proposés par des acteurs de droit commun (France Travail, Missions locales…)

  • La bonne réponse est : Vrai

    D’après des études réalisées aux États-Unis, pays dans lequel l’accompagnement à l’entrepreneuriat en prison est nettement plus développé, ces accompagnements permettent de réduire le taux de récidive.

    A titre d'exemple, le Prison Entrepreneurship Program a accompagné plus de 3.300 prisonniers au Texas depuis 2004. Le taux de récidive des personnes suivant leur programme est de 6,1% contre 21,7% pour les personnes non accompagnées.

    Plus globalement, on constate que seulement 33% des personnes insérées professionnellement récidivent, contre 63% des détenus. De même, bénéficier d’une formation durant sa détention réduit de 43% la probabilité d’être à nouveau incarcéré.

    Sources :
    - Assemblée nationale, Étude d’impact du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, 2021
    - Marc Baader et Evelyne Shea, Le travail pénitentiaire, un outil efficace de lutte contre la récidive ?, 2007
    - Institut Montaigne, Travail en prison : préparer (vraiment) l’après, 2018

  • La bonne réponse est : Faux

    Seuls 25 % des sortants de prison réussissent à trouver une activité professionnelle régulière dans les douze mois après la sortie : ces difficultés réelles à s’insérer dans le monde du travail peuvent être l’une des motivations pour créer son entreprise.

    Cependant, les recherches mettent en évidence des sources de motivation diverses pour se lancer dans un parcours entrepreneurial :
    - Des facteurs de type “push” liés à de l’insatisfaction ou à la nécessité : casier judiciaire réduisant les opportunités, stigmatisation et discriminations à l’embauche liés à l’étiquette “sortant de prison”
    - Des facteurs de type “pull” : la liberté, l’autonomie et l'indépendance associés à l'entrepreneuriat sont fréquemment évoqués comme des facteurs de motivation

    Sources :
    - Marc Baader et Evelyne Shea, Le travail pénitentiaire, un outil efficace de lutte contre la récidive ?, 2007
    - Walid A. Nakara et Maryline Bourdil, Entrepreneuriat et prison : une étude exploratoire sur la création d’entreprise par des anciens détenus, 2016

  • La bonne réponse est : Vrai

    La réinsertion à l’issue d’une peine de prison peut s’avérer être un véritable parcours du combattant : les personnes détenues cumulent de nombreux freins périphériques dans l'accès à l'emploi (santé mentale, addictions, accès au droit, accès au logement, mobilité, liens sociaux et familiaux, casier judiciaire.. etc.), qui nécessitent un accompagnement individualisé et soutenu.

    De même, monter un projet d’entreprenariat nécessite de mobiliser de nombreuses ressources et peut s’avérer complexe, d’autant plus pour des personnes en situation de précarité ou de vulnérabilité.

    Au delà de la création in fine d’une entreprise, un dispositif d’accompagnement vers l’entrepreneuriat peut s’avérer être un véritable support de réinsertion : cela permet de développer des éléments essentiels tels que l’estime de soi, la reprise de pouvoir d’agir sur son avenir, la capacité à se projeter, la rupture de l’isolement et la création d’un nouveau réseau social et professionnel.. etc. L’accompagnement porte à la fois sur l’entrepreneur (lui redonner confiance en lui et en ses capacités) et sur le projet entrepreneurial (soutien technique, administratif..).

    Il apparaît donc pertinent, au vu de ce “double parcours du combattant”, de faire émerger des dispositifs d’accompagnement à l’entrepreneuriat dédiés à ce public : c’est le sens du programme Entreprendre sa liberté !

    Les membres du collectif partagent la conviction que l’accompagnement à l’entrepreneuriat et au développement des compétences entrepreneuriales est un outil supplémentaire, pertinent et sous-utilisé pour soutenir la remobilisation professionnelle et l’insertion des personnes placées sous main de justice.

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