Dans le cadre de Ne pas croire que le fond, la Galerie Juvénal accueille une conversation croisée entre Muriel Peers et Aurélie Gravelat, deux dessinatrices dont les pratiques, bien que distinctes, se répondent avec complicité.
Amies de longue date, elles partagent une attention singulière à la matière, aux gestes et aux phénomènes d’apparition qui traversent leurs œuvres respectives.
Toutes deux enseignantes — Muriel à l’Académie des Beaux‑Arts de Namur, Aurélie à l’ArBA‑EsA à Bruxelles — elles partageront leur travail en offrant au public un accès privilégié à leurs processus : comment naît une ligne, comment se construit une trace, comment un territoire ou un visage se transforme en espace de recherche.
Cette rencontre mettra en lumière les similitudes qui relient leurs démarches (le rôle du support, l’importance du temps, la mémoire des formes) autant que leurs différences (l’ancrage géologique ou architectural chez l’une, les gestes plus organiques ou intimes chez l’autre).
En dialogue avec le titre de l’exposition, elles inviteront à regarder au‑delà de la surface, à explorer ce qui se dépose, s’efface ou se révèle dans le dessin lorsqu’il devient territoire, matrice ou expérience.